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Le bouddhisme et les occidentaux: un amour naissant dans psycho écrit par Chioupie

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Le bouddhisme et les occidentaux: un amour naissant
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Chioupie
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Publié le 2008-09-05 00:00:00
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Le bouddhisme et les occidentaux: un amour naissant

Un peu d’histoire

Le bouddhisme est né en Inde au VIe siècle av. J.-C. Il est fondé sur les « Trois Joyaux »:

  • le Bouddha, le fondateur du bouddhisme qui a atteint le plein Éveil de toutes ses capacités spirituelles,
  • le Dharma, l'ensemble des enseignements du Bouddha
  • la Sangha, la communauté des adeptes sur le chemin de l'Éveil ou du Nirvana.

Le terme « bouddhisme » est une invention des orientalistes européens : les Asiatiques parlent du dharma ou dhamma  pour qualifier les enseignements et la loi du Bouddha.

Le bouddhisme n'est pas à l’origine une religion à proprement parler, mais une à la fois la réalité ultime, sa loi naturelle, et l'exposé qui en est fait.

Le bouddhisme enseigne quatre nobles vérités :

·        la vérité de la souffrance ou de l'insatisfaction

·         la vérité de l'origine de la souffrance engendrée par les désirs, par l'attachement et par notre ignorance

·         la vérité de la cessation de la souffrance

·        la vérité du chemin menant à la fin de la souffrance.

Ces enseignements classiques, ne sont que le point de départ du Bouddhisme.

Le bouddhisme a été adopté par toute l'Asie, en s'adaptant à chacune des cultures rencontrées. Et plus récemment il est adopté par les occidentaux.

Rencontre avec le monde occidental

"Bouddhisme" : un mot qu’on connaît depuis un peu plus de 150 ans.  Un mot que l’on rencontre un peu partout. Le bouddhisme est la quatrième religion en France et depuis 1997, il a droit à des émissions religieuses à la télévision. En  France, en 2001, on dénombrait déjà plus de 200 centres de méditation. Des films (Sept ans au Tibet) et des œuvres comme Tintin au Tibet (1960) soulignent bien cette fascination des Occidentaux pour le bouddhisme.

Cette fascination ne va pas sans poser quelques paradoxes entre une société de consommation matérialiste et un bouddhisme voulant libérer l’homme de son désir. Il s'agirait sûrement de se déculpabiliser de ce mode de vie matérialiste en pratiquant le bouddhisme. Mais c'est aussi une mode, que beaucoup suivent sans vraiment en connaître le sens.

La méditation est d’ailleurs la pratique la mieux connue du Bouddhisme, répandue notamment par l’imagerie populaire du Bouddha, assis sous l’arbre de l’Eveil (posture du lotus, jambes croisées, yeux clos ou mi-clos. La méditation, c'est-à-dire l'absence de distraction et la quiétude mentale, la marque dominante de l’intérêt pour le bouddhisme : une voie spirituelle permettant un travail sur soi, une connaissance de soi. La méditation, qui favorise l’expérience intérieure, devient essentielle : d’où les nombreux contacts avec les maîtres asiatiques, favorisé par le drame du Tibet.

En marge de ce phénomène, on assiste, depuis une dizaine d’années, à une effervescence médiatique autour du Bouddhisme et plus particulièrement autour de la figure du dalaï-lama, XVIe qui a obtenu le prix Nobel de la paix en 1989. Le dalaï-lama, est avant tout un moine respecté pour son érudition et sa pratique, et son autorité spirituelle se limite au bouddhisme tibétain où elle prend la forme de conseils avisés.

On voit donc aujourd’hui plusieurs millions d’Occidentaux touché par l’enseignement du Bouddha.

  • Pratique ponctuelle de la méditation
  • Croyance au karma et à la réincarnation
  • Tolérance religieuse, compassion et respect de la vie.

La modernité du Bouddhisme est apparemment bien adaptée aux grands défis auxquels l’humanité est aujourd’hui confrontée comme le fanatisme religieux et les menaces écologiques. On recherche souvent un engagement total du corps et des sens dans l'expression religieuse. Bien plus, dans une société où le souci de la santé et de la "forme" est central, beaucoup de d'arrivées dans le religieux sont dus à une demande de guérison et plus encore de mieux-être ou de bien-être. Certains nouveaux adeptes du bouddhisme semblent en demande de santé, de bonheur et d'harmonie immédiats. Le développement personnel auquel nous invite notre monde moderne, c'est-à-dire se réaliser et laisser s’exprimer notre créativité est à l’opposé du bouddhisme. Car le but du bouddhisme, c’est le détachement, l’absence de désir.

Une nouvelle forme de thérapie ?

Bouddhisme et psychanalyse, le lien n’est pas nouveau. Dès les années 1950, de grands psychologues et psychanalystes se rapprochaient des grands principes de cette philosophie orientale. Les « quatre nobles vérités » énoncées par Bouddha enseignent en effet que la souffrance est universelle, qu’elle vient de nos propres illusions, qu’on peut la guérir et que pour y parvenir, il existe une voie. De quoi séduire les psys, eux qui aspirent à faire cesser la souffrance intérieure de l’homme.

Comme la psychanalyse, le bouddhisme nous dit que nous possédons toutes les réponses, pour peu que nous sachions les chercher, à l’intérieur de nous. Pour faire face aux émotions négatives, l’adepte du dharma  est censé prendre conscience de ce qui le bouleverse, par des méditations au cours desquelles il laisse passer ses émotions sans s’y arrêter. Le patient en psychothérapie ne fait pas autre chose : il se concentre sur ses émotions. Simplement, au lieu de les laisser passer, il tente de comprendre, dans son histoire, ce qui les a fait naître et ce qui les réactive. Ainsi, la méditation et la cure analytique se rejoignent-elles dans l’écoute de ce qui vient, sans le moindre jugement.



Même si la thérapie active et le bouddhisme semblent proches, il existe des différences importantes. En effet la thérapie doit transformer un mal-être personnel en un bien-être tout aussi personnel. Alors que le bouddhisme veut nous faire détacher de cette perspective du personnel car le fait de se concentrer sur le « je » est le départ de toutes nos souffrances.

 

Cependant la pratique du bouddhisme peut être bénéfique pour quelqu’un qui suit une thérapie car il permet une meilleure gestion de ses émotions par la méditation et il aide à prendre une distance pas rapport à ses problèmes. Il ne faut tout de même pas penser que le bouddhisme peut tout résoudre, il est par exemple plus indiqué de suivre une thérapie pour « soigner » ses névroses. Beaucoup d’Occidentaux attirés par la pratique de la méditation, qu’ils considèrent à tort comme une technique de relaxation, sous-évaluent les risques qu’ils courent à soigner leur dépression en se contentant d’adopter la position du lotus.  La méditation peut avoir des effets inverses aux résultats attendus. En effet, quelqu’un d’introverti, cultivera solitairement un moi soigneusement protégé d’autrui. Un autre, idéaliste, y trouvera une occasion d’écraser ses désirs et de s’imposer, avec encore meilleure conscience. Une personne narcissique s’épanouira dans la culture de ses qualités et développera une arrogance caractérielle égocentrique. Il est donc important de se choisir un maître vigilant.

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Les derniers commentaires sur Le bouddhisme et les occidentaux: un amour naissant

on ne connait pas assez toutes ces religions moi je suis catho ! j'aime bien...
Lire la suite

isa169 le 02/11/2009

merci pour ton article et la découverte du bouddisme
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isa169 le 02/11/2009

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