Tchomania et manga, les grandes tendances de la BD

Lire des bandes dessinées peut exaspérer certains parents, et pourtant ils lisent nos ados !

Titeuf est indétrônable, on s’en doutait. Au royaume des bulles, la mèche blonde impose son « tcho », un succès qui ne faiblit pas. A part ça, entre mangas et planches classiques, la bande dessinée se porte bien, merci pour elle. Revue des succès du moment.

Consulter le classement des meilleures ventes sur les sites internet les plus fréquentés permet de se faire une idée de ce qui a le vent en poupe à une période donnée. A la rédaction de cet article, les classements de deux mammouths du livre sur internet  faisaient la part belle aux mangas. Sur Amazon, on trouve en effet trois albums aux consonances japonisantes dans le « Top ten ». Naruto, T40 de Massahi Kishimoto décroche même la palme. Alors, manga ou BD belges ?

Petites canailles, riches héritiers, cow-boys et autres aventuriers de l’espace font vendre du papier

Hors mangas, les bandes dessinées ont toujours leur public, des plus petits aux plus grands. Toujours dans les classements des meilleures ventes en ligne de la Fnac et d’Amazon, on trouve des noms plus ou moins connus, mais tous sont des valeurs sûres qui s’inscrivent dans la durée.
•    le Petit Spirou, T14 qu’on ne présente plus
•    les Rugbymen qui en sont déjà au T 7, un phénomène de la BD d’humour avec plus d’un million d’albums vendus, ce qui n’est pas rien
•    Durango, T15, du western pur jus
•    Le retour à la Terre, fantaisie de Larcenet ou les péripéties d’un citadin qui part s’installer à la campagne
•    Largo Winch, T16, de l’action, des tractations, des trahisons et des frissons.

C’est donc ce qui plait pour le moment, mais concrètement, qu’est ce qui se vend ? L’Association des Critiques et Journalistes de Bande Dessinée (ACBD) publie chaque année son bilan sur les évolutions du marché de la bande dessinée, côté production et consommation. Les résultats de l’année passée sont plutôt satisfaisants si l’on en croit les chiffres, jugez plutôt. En 2008, la production de bandes dessinées à progressé de 10,04% et ce pour la treizième année consécutive. Les plus gros tirages (hors mangas) ne sont guère surprenants, pas de bizarreries, que du lourd.

Titeuf ! Titeuf ! Titeuf !

En tête de liste, l’inévitable Titeuf. La petite canaille fait un carton (ou une planche !) avec pas moins d’1 832 000 exemplaires tirés. Autant dire qu’il caracole à la première place avec une très belle longueur d’avance sur ses petits camarades. En effet, le petit effronté se paie le luxe de laisser loin derrière lui les 2ème et 3ème de la liste des plus gros tirages, à savoir Blake et Mortimer (600 000 ex.) et Lucky Luke (535 000 ex.). La tchomania persiste et signe avec désormais un site internet (www.tcho.fr). Les aventures du galopin à la mèche blonde plaisent encore et toujours.

Dans le cercle très fermé des bandes dessinées qui dépassent les 100 000 ex (un best seller pour un livre traditionnel), on retrouve Largo Winch, puis Le Chat, Thorgal, Lanfeust des étoiles, Cédric, XIII Mystery et Les profs. Un film ayant rendu encore plus célèbre qu’il ne l’était déjà le personnage de Largo Winch, passons sur cette BD. Même chose pour Le Chat, difficile de ne pas connaître le félidé et son pétillant dessinateur qui arpente régulièrement les plateaux télé. Pour info, Thorgal se classe dans le genre Héroïc-fantasy. Les albums narrent l’histoire d’un guerrier, Thorgal , dernier héritier du peuple des Atlantes et l’action se situe principalement dans le grand froid d’un pays nordique imaginaire. Egalement Héroïc-fantasy, Lanfeust des étoiles, raconte les aventures de Lanfeust, un apprenti forgeron de la planète Troy.. Cédric entre dans la catégorie bande dessinée humoristique belge. C’est un petit garçon espiègle pas vraiment attentif à l’école et très amoureux d’une chinoise prénommée Chen à qui il ne parvient jamais à déclarer sa flamme. XIII Mystery est une sérié de bande dessinée dérivée de la célèbre série XIII qui remet en scène à raison d’un album chacun, les personnages de la série mère. Enfin, Les profs est une série qui se classe dans le genre humour. Elle met en scène tous les membres de l’équipe pédagogique d’un lycée difficile.

Evidemment, la Bande dessinée est beaucoup plus riche que les quelques titres ici présentés. Nous ne saurions que trop vous conseiller de vous perdre au rayon BD d’une librairie et de feuilleter les albums. La Bande dessinée ne se raconte pas, elle se regarde et se lit.


Angoulême, festival du « neuvième art »

Du 29 janvier au 1er février derniers s’est déroulé le 36ème festival de la bande dessinée à Angoulême.
Près de 225 000 personnes ont fréquenté le salon et malgré la morosité ambiante pour raison de crise, les ventes auraient augmenté de 2 à 10% comparées à l’année précédente. Le millésime 2009 a couronné de Blutch (Le Petit Christian notamment) et c’est Winshluss qui a reçu le Fauve d’Or, prix du meilleur album pour Pinocchio, une bande dessinée qualifiée de « véritable opéra dessiné ».

Manga, fruit sucrée en v.o. ?
Dans la définition proposée par Wikipedia, Manga est la simple traduction japonaise du terme « bande dessinée ». En français, Manga désigne les bandes dessinées japonaises et celles qui utilisent le même style. Les mangas se lisent de droite à gauche (à la nipponne), ils (et non pas elles) sont la plupart du temps en noir et blanc et ils comptent de 100 à plus de 200 planches par album contre une quarantaine dans une BD à l’européenne. Pour ce qui est du style, le découpage temporel se rapproche de celui du cinéma. Ils utilisent de nombreux codes graphiques pour traduire les émotions ou l’état physique des personnages, ainsi que moult onomatopées. L’action prime sur les décors et les expressions des personnages sont souvent outrancières. Les mangas représentent 45% du chiffre d’affaires de la bande dessinée et il y en pour tous les goûts.

 

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