Le domaine du Rayol

Histoire du domaine du Rayol dans le Var, qui dévoile des jardins d’une exceptionnelle beauté

Le domaine du Rayol

Au début du siècle, en empruntant « le petit train des pignes », quelques familles fortunées découvrent les rivages de la corniche des Maures dans les département du Var. Emerveillées par la beauté de cette côte restée sauvage, les familles Adam, Eiffel, Royce, Clément-Bayard et Foncin font bâtir leur résidence de villégiature au dessus des flots bleus parmi les bruyères, les cistes et les arbousiers…

 

Un homme d’affaires parisien, Alfred Théodore Courmes établit sa résidence de retraite au Rayol en 1910. Il fait construire sa demeure sur un promontoire qui domine la baie du Figuier.

class= »MsoNormal » style= »margin-bottom: 12pt; line-height: 150%; »>Autour d’une pergola d’inspiration antique, il organise son jardin d’agrément. Y figurent palmiers, dattiers, eucalyptus, agaves et mimosas. A proximité, un potager et un verger s’étagent à flanc de coteaux au dessus d’une charmante petite ferme. En 1925, tandis qu’une compagnie d’entreprise immobilière aménage une station balnéaire au Rayol, les Courmes vendent leur maison qui devient « l’Hôtel de la Mer. » Le couple réside alors dans la villa « Le Rayollet » bâtie à l’autre bout de la propriété.

Un domaine aux  multiples propriétaires

En janvier 1940, Madame Courmes revend le domaine au célèbre constructeur aéronautique Henri Potez. Contraint par la guerre d’abandonner ses usines de la Somme, Potez vient se réfugier au Rayol avec sa famille. Les maisons sont remises à neuf. De nombreux domestiques assurent le service tandis qu’une dizaine de jardiniers reprennent en main le jardin. Une majestueuse descente d’escalier est réalisée en dessous de la pergola. Le jardin connaît alors ses temps de gloire… Les hostilités terminées, le Domaine du Rayol n’est plus qu’une résidence d’été. A la fin des années soixante, faute de personnel et d’entretien, il est à l’abandon.

La propriété échappera alors à de nombreux projets immobiliers grâce à la mobilisation des défenseurs de l’environnement. Elle sera achetée en 1989 par le Conservatoire du littoral. Les paysages, la faune et la flore des derniers rivages sauvages de la corniche des Maures resteront ainsi préservés.

 

A la demande du Conservatoire du littoral, le paysagiste Gilles Clément propose d’évoquer sur le site les flores et les paysages associés aux régions du monde de climat méditerranéen, à savoir : bassin méditerranéen, sud-est californien, Chili central, région du Cap en Afrique du Sud et Australie méridionale. Ainsi, de l’ancien jardin du domaine émergent plusieurs jardins qui traduisent les ambiances végétales des contrées méditerranéennes du monde.

Rayol

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