La dermopigmentation ou tatouage

Dès l’origine du tatouage, la peau et l’âme sont liées L’origine du mot tatouage serait l’Océanie.

Un peu d’histoire
Dès l’origine du tatouage, la peau et l’âme sont liées L’origine du mot tatouage serait l’Océanie. C’est en effet le capitaine Cook, à la fin du XVIIIe siècle, qui rapporte, lors de ses voyages en Polynésie, le terme de tatouage, dérivé de la racine «Ta» qui signifie dessin inscrit dans la peau et «Atoua», qui signifie esprit.
La plus ancienne représentation d’un corps tatoué est une peinture rupestre, la Dame blanche, ou Déesse à cornes, datant d’environ 6 000 à 7 000 ans avant J.C. retrouvé dans le Tassili N’Ajjer, dans le Sahara algérien.
C’est la recherche du beau et du séduisant qui revient sans cesse comme motivation première du tatouage.
L’un des mythes d’origine du tatouage aux îles Marquises évoque l’érotisme lié à cette pratique. Le dieu Tu, délaissé par son épouse, n’a dû le retour de l’infidèle qu’au tatouage de son corps entier.
La pratique du tatouage était réservée aux prêtres et maîtres formés à cet art, bien que l’histoire démontre que les êtres les plus tatoués étaient des femmes. Cet art corporel remonte à la dynastie XI en Égypte, soit il y à 4 000 ans environ. Les prêtresses, les musiciennes et les danseuses avaient des tatouages localisés vers le bas du ventre, ce qui peut laisser supposer qu’ils symbolisaient la fertilité.

Aujourd’hui
Il semble donc logique, que de nos jours, les candidats à un acte de dermopigmentation puissent confier leurs dermes à des personnes qui ont eu un enseignement de cette technique.

Définitions
Les différents dictionnaires définissent le tatouage comme l’ensemble des moyens par lesquels des matières colorantes minérales ou végétales sont introduites sous l’épiderme et à des profondeurs variables à l’effet de produire une coloration ou des dessins apparents de longue durée, quoique non absolument indélébiles.
Les applications esthétiques concernent trois domaines où la connaissance de la peau et de sa physiologie est des plus importante.
° En Chirurgie Plastique : le tatouage est un adjuvant dans les différentes thérapeutiques de la chirurgie plastique.
Les lésions décolorés qui se présentent comme des plaques, notamment au niveau des doigts, mains et visage bénéficient d’un tatouage de couleur identique à la couleur initiale, permettant de masquer définitivement la région.
° Les suites post-opératoires : amélioration de cicatrice, recoloration de tissus dépigmentés et reconstitution du mamelon. Dans la reconstruction du sein par lambeau avec ou sans prothèse, après amputation des suites d’un cancer, le tatouage est un élément déterminant dans la reconstruction de l’aréole mammaire. Grâce à une palette de couleurs adaptée, le technicien recrée une aréole parfaitement symétrique. La même technique est aussi utilisée dans le traitement des séquelles de décoloration suite à des brûlures.
° Le maquillage permanent: technique de reconstruction des sourcils des zones déficitaires de poils, mais aussi pour tracer un contour des lèvres,  pigmenter l’intérieur de celles-ci, ou encore corriger une assymétrie.

L’impact sur le corps d’une dermopigmentation
Le fait de créer une effraction cutanée entraîne toujours le risque d’inoculer des virus. Le cas d’hépatites virales de type B ont été rapportées dés 1950, dont plusieurs ont été mortelles. Aujourd’hui, le risque majeur est le SIDA, bien qu’à ce jour, il n’y ait pas eu de cas publié recensé ?????.
Les professionnels stérilisent leur matériel pratiquent dans des conditions d’hygiène drastiques et refusent des candidats à la dermopigmentation présentant des risques infectieux.

La pratique

Il faut garder à l’esprit que dans certains actes comme la dermopigmentation réparatrice, les pigments utilisés sont des implants médicaux dermiques stériles. Certains colorants plus instables chimiquement peuvent entraîner des réactions locales de type allergique. Une réaction inflammatoire passés, certains pigments peuvent être à l’origine de photo réactions lors d’une exposition solaire.
La profondeur d’insertion du pigment et le choix de celui-ci est très variable selon la technique utilisée.
Par rapport au maquillage permanent, où l’on utilisera un pigment qui aura une transparence, en dermopigmentation réparatrice, on cherchera plutôt à utiliser un pigment plus opaque, couvrant, qui va permettre de cacher des cicatrices, redessiner des aréoles mammaires…
La majeure partie des interventions de dermopigmentation réparatrices sont discutées au préalable avec le patient, son médecin .
Le maquillage permanent, quant à lui, est l’implantation dans le derme superficiel de pigments stériles d’une totale innocuité, qui se fait à l’aide d’un dermographe (appareil électrique en forme de stylo, chargé d’une aiguille stérilisée à usage unique).
La législation devra sûrement intégrer une nouvelle technique : le branding, qui est le marquage d’un sigle ou d’un dessin au fer rouge sur la peau.
Après le piercing et le tatouage, c’est au tour des cicatrices tribales de revenir au goût du jour chez les jeunes Occidentaux urbains.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Privacy Policy Settings