Prémisses à l’apprentissage de la lecture

Par lire, j’entends qu’il connaît un corpus de mots courants en global et qu’il déchiffre.

Mon petit bout de chou lit depuis la fin de la Moyenne section de maternelle. Par lire, j’entends  qu’il connaît un corpus de mots courants en global et qu’il déchiffre. Il n’est pas le seul à savoir lire depuis la fin de la MS, mais ce n’est pas monnaie courante non plus. En revanche, avec du recul, maintenant, je suis capable de dire comment cela s’est produit. Je ne prétends aucunement donner toutes les clés mais juste faire part de mon expérience.

Depuis qu’il est petit, on passe beaucoup de temps à jouer avec lui. Il faut dire que nous avons eu la chance, mon mari et moi, d’avoir pour lui beaucoup de disponibilité. C’est un bébé à qui l’on parlait beaucoup, qui n’a pas forcément parlé tôt, mais qui a beaucoup enregistré. Il a connu beaucoup d’expériences sensorielles, visuelles, tactiles et auditives.

Ces stimulations naturelles car non forcées ni programmées sont à la base de l’éveil de la curiosité du petit bonhomme.

Dès son plus jeune âge, il avait des livres dans la chambre : à mordiller, à feuilleter, en libre service.
Puis peu à peu, on lui a raconté les histoires en suivant les images. On a tourné sur 2 livres, puis plus.
L’histoire est devenue un rituel du soir avant le coucher dès l’âge de 2 ans. Je n’ai rien imposé, c’est venu tout seul, mon enfant me l’a demandé.
Je n’ai pas forcément fréquenté les bibliothèques assidûment. Très tôt, mon garçon s’est intéressé aux plaques d’immatriculation et on passait des heures à lire les lettres et les chiffres qu’il pointait du doigt.
Et lui, ni vu ni connu, il enregistrait.
Oui, nous lui avons acheté ces fameux posters en couleurs vendus au moment de la rentrée avec l’alphabet pour jouer à reconnaître les lettres.
Et peu  à peu, à force de voir des lettres, à force de voir que je lisais les mots du livre, formés de lettres il a posé des questions.

A quoi servent ces lettres ?
Elles font des sons. C’était devenu un jeu : je suis partie des lettres simples, sans rentrer dans les détails des graphies complexes. Nous sommes restés au P qui fait « p », au S qui fait « s » etc … Dès qu’il voyait une lettre, il répétait le son associé en rigolant. Parallèlement, à force de voir les titres des livres ou de voir les mots courants à l’école comme « maman », « papa », « école » etc, il enregistrait ce corpus de mots en global sans savoir les déchiffrer. Idem pour les mots outils comme « les » ou « des », « dans » ou « avec ».
Puis, en grandissant, il a commencé à entrer dans l’analyse : oui dans « maman » le M et le A, ça fait « ma » mais pourquoi le AN ne fait pas « ane » ? Nous sommes donc passés aux graphies plus complexes : le AN qui fait « an », le ON qui fait « on », le PH qui fait « f » etc …

En fait, nous nous sommes contentés de répondre à sa curiosité et à son intérêt pour les lettres , les sons, les mots. Il faut dire que par le jeu des comptines, des rimes, j’ai développé également son oreille phonique et sa curiosité pour les sons des mots de notre langue. Le tout conjugué a inévitablement occasionné un apprentissage précoce de la lecture, malgré nous. Le moment magique arrive le jour où il lit un mot tout seul mais surtout où on le surprend à lire un livre dans sa chambre, tout seul, à voix basse …

Bien sûr, les enfants lisent leurs livres préférées qu’ils semblent connaître quasiment par cœur. Mais au passage, ils enregistrent les mots globalement et les mémorisent. C’est ainsi qu’on devient un meilleur lecteur en gagnant en vitesse de lecture à force de reconnaître vite les mots sans les déchiffrer à chaque fois. De ce point de vue là, c’est donc une réussite. Mais n’allez pas penser que la vie est un long fleuve tranquille : aujourd’hui, en CP, il lit très bien, fait ses devoirs en 5mn, certes, mais il s’ennuie et embête les autres … I

l me reste donc à lui apprendre à s’occuper seul ou à mettre plus de temps pour faire son travail en s’appliquant plus, par exemple, et ça, ce n’est pas gagné …Mais je suis heureuse de lui avoir donné le goût de lire et je souhaite qu’il ne le perde jamais/

 

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